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Site indépendant, sans lien avec les administrations. Il ne vend aucune autorisation : les démarches se font sur les sites officiels.

Autorisation voyage

Faux sites d’autorisation de voyage : les reconnaître

Tapez « ESTA » ou « ETA Royaume-Uni » dans un moteur de recherche : les premiers résultats sont souvent des sites commerciaux qui remplissent le formulaire à votre place et facturent leurs frais en plus du prix officiel. L’ESTA coûte 40,27 $ US(≈ 35,46 €) sur le site du gouvernement américain ; rien ne justifie de payer davantage.

Les adresses officielles, et rien d’autre

Prix officiels des autorisations de voyage électroniques
AutorisationPrix officielEn eurosValiditéSeul site officiel
ETA Royaume-Uni20 £≈ 23,33 €2 ans, ou jusqu’à l’expiration du passeport si elle arrive avantgov.uk
ESTA40,27 $ US≈ 35,46 €2 ans à compter de l’approbation, ou jusqu’à l’expiration du passeport si elle arrive avantesta.cbp.dhs.gov
AVE Canada7 $ CA≈ 4,35 €Jusqu’à 5 ans, ou jusqu’à l’expiration du passeport si elle arrive avantcanada.ca
eVisitor AustralieGratuit12 mois à compter de l’accordimmi.homeaffairs.gov.au
ETA Australie20 $ AU≈ 12,34 €12 mois, ou jusqu’à l’expiration du passeport si elle arrive avantimmi.homeaffairs.gov.au
NZeTA117 $ NZ à 123 $ NZtaxe IVL comprise≈ 58,28 € à 61,27 €2 ansimmigration.govt.nz
ETIASpas encore en service20 €3 ans, ou jusqu’à l’expiration du passeport si elle arrive avanttravel-europe.europa.eu

Prix par personne, enfants compris sauf mention contraire. Euros au taux BCE du 29/09/2026.

Regardez la fin de l’adresse, juste avant le premier « / ». esta.cbp.dhs.gov est officiel ; « esta-usa-officiel.com » ou « etats-unis-esta.fr » ne le sont pas, quels que soient leurs couleurs et leurs drapeaux. Les deux exemples sont inventés, mais la forme est typique : un nom qui contient celui de l’autorisation, et une extension commerciale.

Ce qu’en dit la DGCCRF

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes décrit précisément la méthode : ces sites « n’hésitent pas à tromper le consommateur en prenant l’apparence de sites officiels : reproduction de la charte graphique du site de référence, usage des couleurs bleu-blanc-rouge du logo Marianne, référence à des ministères, référencement en tête des moteurs de recherche ». Elle conseille de vérifier d’abord, sur service-public.fr, si la démarche existe sur un site officiel.

Lors d’une enquête publiée en février 2025, elle a contrôlé 44 professionnels de l’aide aux démarches administratives en 2023 : 61 % étaient en anomalie (confusion avec les sites officiels, abonnements cachés…). L’enquête portait sur les démarches françaises (carte grise, passeport, casier judiciaire), mais les procédés sont les mêmes pour les autorisations de voyage.

Les administrations étrangères disent la même chose. Le gouvernement britannique : « d’autres sites peuvent facturer davantage ; évitez les sites qui imitent les services publics », et « vous ne pouvez pas obtenir une décision plus rapide en passant par un autre site ». Le CBP américain : il ne peut pas rembourser ce qui a été payé à un tiers.

Les signes qui doivent alerter

Vous avez déjà payé ? Faites le calcul

Que faire ensuite

  1. Vérifiez l’autorisation sur le site officiel : statut ESTA sur esta.cbp.dhs.gov, ETA sur gov.uk/check-eta, AVE sur canada.ca. Si elle n’existe pas, refaites la demande vous-même.
  2. Relisez les conditions du site : identité de la société, prix annoncé, abonnement éventuel. Le droit de rétractation de 14 jours existe, mais peut avoir été écarté si vous avez demandé l’exécution immédiate.
  3. Signalez le site sur SignalConso : les enquêtes de la DGCCRF partent de ces signalements.

Ce site-ci ne vend aucune autorisation et ne demande aucune donnée de passeport. Il indique le prix officiel et renvoie vers l’administration concernée. S’il affiche un jour des liens partenaires, ils porteront la mention « Lien affilié » et ne concerneront jamais une démarche administrative.

Questions fréquentes

Est-ce illégal de faire payer une ESTA ou une ETA plus cher ?

Non, pas en soi : la DGCCRF rappelle qu’un professionnel peut proposer une aide payante aux démarches administratives. Il doit en revanche afficher clairement qui il est, ce qu’il vend et à quel prix, sans laisser croire qu’il est le site officiel. S’il entretient la confusion, c’est une pratique commerciale trompeuse.

J’ai payé un intermédiaire : mon autorisation est-elle valable ?

Souvent oui, s’il a bien déposé la demande. Vérifiez-la sur le site officiel avec le numéro de demande (pour l’ESTA, c’est la recommandation du CBP ; pour l’ETA britannique, sur gov.uk/check-eta). Si elle n’apparaît pas, refaites la démarche vous-même sur le site officiel avant de partir.

Peut-on se faire rembourser la différence ?

L’administration étrangère ne rembourse jamais ce qui a été versé à un tiers. Auprès de l’intermédiaire, le droit de rétractation de 14 jours s’applique à une vente en ligne, mais il se perd souvent si vous avez accepté que le service soit exécuté tout de suite. Gardez les emails et le relevé de carte, et signalez le site sur SignalConso, la plateforme de la DGCCRF.

Sources officielles

Règles vérifiées sur les sites officiels le . Information indicative : seule l’administration du pays de destination décide. Méthode et sources.